La génération Z difficilement atteignable par les canaux classiques
Une étude récente de la HWZ Hochschule für Wirtschaft de Zurich montre que 83 % des 16-24 ans en Suisse ne réagissent guère ou pas du tout aux canaux de recrutement classiques comme l'e-mail. Cela met en péril la représentativité des études de marché et sociales - et donc la base des décisions économiques et politiques.

Quiconque veut savoir aujourd'hui ce que pensent les jeunes est confronté à un problème fondamental : la génération Z ne répond plus. Une étude récente de la HWZ Hochschule für Wirtschaft de Zurich démontre que 83 % des 16-24 ans en Suisse ne sont que partiellement accessibles aux études de marché et sociales via des canaux de recrutement classiques comme l'e-mail. Cela correspond à environ un million de personnes - et met en danger les résultats représentatifs de la recherche ainsi que les bases de décision dans l'économie et la politique.
Une génération entière manque dans la base de données
Les échantillons représentatifs sont le fondement des études de marché et sociales. Ce n'est qu'en atteignant tous les groupes de population que l'on obtient des résultats pertinents. Pour son enquête, la HWZ a analysé l'utilisation ainsi que la confiance de la population suisse dans différents moyens de communication - dont les e-mails, les services de messagerie et les réseaux sociaux. L'étude représentative montre que : Au total, 69 % des Suisses sont sceptiques face aux prises de contact via les canaux classiques. Le rejet est particulièrement prononcé chez la génération Z, avec 83 %. Quatre jeunes de 16 à 24 ans sur cinq réagissent peu ou pas du tout.
«Lorsqu'une génération entière n'apparaît plus dans les études, les décisions économiques et politiques sont prises à l'aveuglette», explique le Dr Bruno Wüest, responsable de l'étude et collaborateur scientifique de la HWZ.
De nouvelles voies pour la recherche marketing et sociale
L'étude montre une solution : les services de messagerie et les réseaux sociaux atteignent Gen Z là où ils communiquent réellement. WhatsApp et Instagram se distinguent particulièrement dans ce contexte. L'étude recommande donc de compléter les tentatives de recrutement classiques de manière ciblée par ces canaux. Cela permettrait de garantir la pertinence et la fiabilité des études à long terme et de réduire le risque que les perspectives de toute une génération restent sous-représentées dans les questions sociales et économiques.
«Les conclusions sont directement applicables : Les entreprises qui adaptent maintenant leurs stratégies de recrutement assurent leur connexion avec une génération qui sera demain leur principal groupe cible», explique le Dr Bruno Wüest.
Vers l'étude
L'étude a été réalisée à la HWZ pendant le travail sur des projets d'enquête classiques et a été menée en tant que projet de chèque d'innovation d'Innosuisse en collaboration avec des experts en recherche de marché et sociale. Les résultats se basent sur un échantillon représentatif de 1’218 interviews avec des personnes de Suisse alémanique, de Suisse romande et du Tessin.
Source : www.hwz.ch
