Légère hausse des CPM dans les médias classiques : la mise à jour MPLI 2025 présente une image contrastée

Les associations SWA et LSA publient leur dernière mise à jour sur l'évolution des offres médiatiques suisses par rapport à l'année précédente. Le nouvel indice prix/performance (MPLI) le confirme : les coûts pour mille contacts (CPM) augmenteront légèrement en 2025 dans de nombreux types de médias classiques, mais avec des différences marquées entre les différents canaux.

Depuis 2017, l'Association suisse des annonceurs (ASA) et Leadin Swiss Agencies (LSA) publient un indice prix/performance indépendant et transparent pour les contacts médias. Le MPLI permet aux annonceurs, aux agences et aux fournisseurs de médias de comparer clairement les performances au sein du paysage médiatique suisse.

Presse écrite : évolution stable – la presse dominicale se démarque

Sur les 95 titres de journaux et magazines observés, on constate globalement une augmentation minime de 0,4 point seulement. L'évolution des prix dans certains segments est toutefois frappante : la presse dominicale (+9,6) et la presse hebdomadaire régionale (+5,4) enregistrent des hausses significatives.

Télévision : augmentation du CPM due à la baisse d'utilisation chez les jeunes groupes cibles

À la télévision, où toutes les chaînes nationales sans chaînes thématiques sont prises en compte, les CPM augmentent dans les deux groupes cibles. Les 15-59 ans enregistrent une hausse de 2,2 points, les 15-49 ans de 4 points. Cela s'explique par la baisse plus marquée de la consommation télévisuelle des groupes cibles plus jeunes, qui privilégient de plus en plus les chaînes numériques.

Cinéma : inflation modérée – hausse plus forte chez les jeunes groupes cibles

L'indice national des cinémas augmente de 1,9 point, poursuivant ainsi la tendance modérée observée ces dernières années. Cette évolution est plus marquée chez les 15-49 ans : l'indice passe de 103,0 à 109,9 points (+6,9).

Radio : les premiers effets après l'arrêt des ondes FM se font encore attendre

Toutes les stations de radio suisses ayant une part de marché d'au moins 1 % dans leur région respective sont examinées. L'abandon de la FM à la fin de 2024 n'est pas encore pris en compte dans l'analyse MPLI, qui ne couvre actuellement que la radio jusqu'en 2024. En comparaison annuelle, on constate une augmentation de 4 points de l'indice dans toute la Suisse et de 6 points en Suisse alémanique.

OOH : l'indice augmente modérément, le DOOH fait son entrée dans le MPLI

L'offre hors domicile recensée dans Swiss Poster Research (SPR+) affiche une hausse de 3,2 points de l'indice. L'inventaire DOOH est désormais également pris en compte, selon une méthode de calcul identique à celle de «MPLI OOH». La valeur de départ est de 100 points; les premières évolutions pourront être évaluées dans un an.

Les bannières cookies, un terrain miné en matière de conformité

Les bannières de cookies sont depuis longtemps bien plus qu'un obstacle fastidieux à franchir : elles sont devenues un test décisif pour la conformité en matière de protection des données, qui peut rapidement exposer les entreprises européennes à de dangereuses responsabilités.

Une norme sur de nombreux sites web : accepter ou refuser les cookies. (Image : Depositphotos.com)

Nous connaissons tous cette opération plus ou moins fastidieuse qui consiste à « décocher » les options relatives aux cookies. Ce qui est devenu une habitude pour les visiteurs de sites web représente une charge de travail non négligeable pour les exploitants de ces sites. Et sur le plan juridique, les cookies sont tout sauf anodins, comme l'explique un expert ci-après, d'autant plus que l'on évolue rapidement à l'échelle internationale sur Internet.

Un champ de mines au-delà du RGPD

Selon l'avocat allemand spécialisé dans la protection des données Asmus Eggert, de nombreuses entreprises sous-estiment le fait que les violations relatives aux cookies ne sont souvent pas poursuivies en premier lieu en vertu du RGPD, mais en vertu des réglementations ePrivacy et de leurs transpositions nationales, sans protection « guichet unique ». Ainsi, pratiquement toute autorité de contrôle nationale peut être compétente dès lors que les terminaux des utilisateurs situés sur son territoire sont accessibles, indépendamment de l'existence d'une succursale locale. Ceux qui se bercent d'une sécurité illusoire risquent de faire l'objet de procédures parallèles dans plusieurs États membres de l'UE.

La non-conformité technique comme problème principal

Selon Eggert, le risque principal réside dans le décalage entre les dispositions légales et le fonctionnement réel du site web. Les erreurs fréquentes sont l'installation de cookies non nécessaires avant l'obtention d'un consentement effectif, des textes de consentement insuffisamment informatifs et des boutons « Tout refuser » techniquement défectueux ou seulement apparemment efficaces. À cela s'ajoutent des outils de gestion du consentement mal configurés qui, après les mises à jour, tombent discrètement en non-conformité et génèrent ainsi du jour au lendemain un risque d'amende.

La responsabilité incombe à l'exploitant du site

La référence au fournisseur de gestion du consentement n'aide pas en cas d'urgence, car la responsabilité juridique incombe toujours à l'exploitant du site web. Dans la pratique, les problèmes résultent rarement de l'outil lui-même, mais plutôt d'une mise en œuvre incorrecte, d'une catégorisation erronée des cookies et d'un manque de contrôles réguliers. Eggert recommande donc des tests de fonctionnement techniques, des modifications documentées et une répartition claire des responsabilités entre la protection des données, l'informatique et le marketing.

Asmus Eggert, expert juridique : « Quiconque ne vérifie pas régulièrement sa gestion du consentement s'expose à un risque considérable en matière de responsabilité ». (Photo : mip Consult)

La transparence plutôt que les « dark patterns »

Selon Eggert, la transparence n'est pas une option, mais une obligation : les utilisateurs doivent pouvoir clairement identifier les finalités poursuivies, les fournisseurs tiers impliqués et la durée de conservation des données. Il est nécessaire de fournir des descriptions claires des finalités, des listes complètes des fournisseurs tiers, des boutons d'acceptation et de refus de conception équivalente au premier niveau, ainsi qu'une option de rétractation simple à tout moment. Les conceptions qui poussent à donner son consentement par le biais d'options de refus cachées ou de boutons d'acceptation visuellement dominants peuvent remettre en question le caractère volontaire du consentement en tant que modèles sombres inadmissibles.

Amendes élevées et référence au chiffre d'affaires mondial

Les risques de sanctions sont considérables : dans de nombreux pays, les régimes d'amendes en matière de confidentialité électronique sont liés à la notion d'entreprise telle qu'elle est définie dans le droit de la concurrence, de sorte que le chiffre d'affaires mondial du groupe peut être pris en compte. Alors que le cadre allemand limite formellement à 300 000 euros les amendes pour certaines infractions liées aux cookies, d'autres pays comme la France, l'Espagne ou l'Italie autorisent des montants nettement plus élevés, pouvant atteindre des sommes à neuf chiffres ou le montant maximal prévu par le RGPD. Cela peut rapidement prendre des proportions existentielles, en particulier pour les plateformes internationales.

Trois séries de mesures pour plus de sécurité

Eggert conseille aux entreprises d'adopter une approche structurée en trois volets : analyse technique, révision du contenu et gouvernance. Il convient tout d'abord d'examiner en détail quels cookies, scripts et technologies de suivi sont activés, à quel moment et dans quels scénarios décisionnels, et si les décisions des utilisateurs sont respectées de manière cohérente. Il faut ensuite rédiger des textes de bannière clairs, dresser des listes complètes de fournisseurs tiers, placer un bouton « Refuser » bien visible et mettre en place une architecture de consentement qui permette une véritable liberté de choix, soutenue par une plateforme mais accompagnée d'un contrôle juridique et technique.

La gouvernance continue comme programme obligatoire

Pour conclure, Eggert réclame un processus de vérification et de contrôle permanent afin que les nouveaux outils ou les relances ne conduisent pas involontairement à des infractions. Ceux qui peuvent prouver aux autorités de surveillance qu'ils ont mis en place un système de vérification et de documentation sérieux sont nettement mieux placés dans la procédure. En revanche, ceux qui considèrent les bannières de cookies comme une simple obligation technique ponctuelle sont assis sur une « bombe à retardement » en matière de conformité.

Source : mip Consult

 

Réglementation relative aux cookies en Suisse

Jusqu'à récemment, la réglementation relative aux cookies n'était pas aussi claire en Suisse que dans l'UE. C'est pourquoi le PFPDT a publié en 2025 de nouvelles lignes directrices pour l'utilisation des cookies. Ces lignes directrices renforcent la réglementation et s'alignent sur la situation juridique dans l'UE.

Selon la loi suisse révisée sur la protection des données (LPD) et la loi sur les télécommunications (LTC), les cookies sont en principe autorisés, à condition que les utilisateurs soient informés de manière transparente sur leur nature, leur finalité et les possibilités de refus, et que leurs droits personnels ne soient pas violés. Les cookies nécessaires peuvent être utilisés sans consentement, tandis que les cookies non nécessaires sont soumis à des exigences plus strictes : selon le risque, un opt-out ou une justification fondée sur des intérêts légitimes suffit, mais en cas de profilage à haut risque ou de traitement de données particulièrement sensibles, un consentement explicite (opt-in) avec des informations claires, le caractère volontaire et la possibilité de révocation sont nécessaires.

Les sanctions visent en premier lieu les personnes physiques responsables ; elles peuvent aller jusqu'à 250 000 CHF, voire 50 000 CHF dans les cas moins graves, lorsque l'identification de la personne concrètement responsable serait disproportionnée. En outre, le PFPDT peut prendre des mesures prudentielles, telles que des injonctions visant à modifier ou à supprimer certaines pratiques en matière de suivi et de cookies.

Sources : 

 

Cet article est paru initialement sur m-q.ch - https://www.m-q.ch/de/cookie-banner-als-compliance-minenfeld/

CH Media investit dans l'imprimerie de journaux la plus moderne de Suisse

Sur son site principal d'Aarau, CH Media investit plusieurs dizaines de millions de francs dans son infrastructure d'impression. D'ici 2027, elle disposera ainsi de l'imprimerie de journaux la plus moderne et la plus performante de Suisse. Dès l'année prochaine, CH Media imprimera également le «Bieler Tagblatt».

 

CH Media réalise un investissement substantiel dans l'infrastructure d'impression et développe à Aarau, son site principal, l'imprimerie de journaux la plus moderne et la plus performante de Suisse. Avec l'imprimerie de Saint-Gall, un réseau verra le jour d'ici 2027 qui établira de nouvelles normes en matière de technologie, d'automatisation et de qualité de service dans le domaine de l'impression de journaux en Suisse.

Plieuse supplémentaire et remplacement de la ligne d'expédition

Au cœur de cet investissement figurent une plieuse haute performance supplémentaire de Koenig & Bauer et le remplacement de la ligne d'expédition par une solution moderne et flexible de Ferag. Ces investissements sont complétés par d'autres modernisations tout au long de la chaîne de production. Il s'agit notamment de l'optimisation des lignes d'impression, de solutions robotiques innovantes dans le domaine de la logistique et de nouveaux processus interconnectés de bout en bout, du prépresse à la distribution.

« Cet investissement majeur est une promesse de performance faite à nos clients : nous offrons une capacité maximale, une assurance qualité et un respect des délais de livraison. Nous garantissons ainsi la production de nos propres titres et de ceux de nos clients tiers pour les années à venir », explique Stefan Wabel, directeur général de CH Media, responsable du secteur de l'impression de journaux.

«Le »Bieler Tagblatt» est désormais imprimé chez CH Media

Cet investissement s'inscrit d'une part dans le contexte d'une consolidation progressive du marché de l'imprimé. Après la fermeture de plusieurs centres d'impression suisses, CH Media assume une responsabilité supplémentaire en matière de sécurité d'approvisionnement et de prévisibilité dans le domaine de l'impression nationale de journaux. D'autre part, cet investissement s'inscrit dans une stratégie de croissance cohérente : depuis début 2025, CH Media imprime déjà le « Luzerner Zeitung » avec ses éditions régionales et le « Boten der Urschweiz » en plus des publications existantes à Aarau. En 2026, le « Bieler Tagblatt » de Gassmann Media AG viendra s'y ajouter. CH Media imprimera ainsi dans ses imprimeries d'Aarau et de Saint-Gall un total de 25 quotidiens, la publication hebdomadaire «Schweiz am Wochenende», ainsi que 27 journaux gratuits et une multitude d'autres publications, dont le «Migros-Magazin», le «Coopzeitung» et le magazine «Touring» du TCS.

«Le marché de l'impression de journaux en Suisse est en pleine mutation, et nous voulons saisir cette opportunité. Car notre vision est claire : nous sommes le centre de compétence leader pour les journaux imprimés en Suisse. Grâce à des installations modernes et efficaces, à un haut degré d'automatisation et à des normes de qualité claires, nous sommes un partenaire fiable pour nos clients. C'est pourquoi ce dernier investissement revêt une importance capitale pour nous », déclare Michael Wanner, PDG de CH Media.

Facteurs pour de bonnes solutions de surveillance des bases de données

Sans surveillance efficace, les bases de données risquent de perdre en performance, en sécurité et en fiabilité. Les entreprises qui traitent de grandes quantités de données ont donc particulièrement besoin d'une solution de surveillance performante. Redgate, fournisseur de solutions DevOps pour la gestion de bases de données de bout en bout, cite quatre facteurs décisifs pour choisir le bon outil.

La gestion des bases de données nécessite les outils adéquats pour la surveillance. (Image : Depositphotos.com)

Le choix de la bonne solution de surveillance des bases de données est tout sauf anodin : il peut avoir un impact durable sur l'ensemble des processus métier. Les entreprises ne peuvent guère se permettre de reporter cette décision, car la dynamique croissante des environnements serveurs, l'hétérogénéité des environnements d'hébergement et la complexité croissante des données rendent indispensable l'utilisation d'un outil de surveillance des bases de données. Les quatre facteurs suivants caractérisent les meilleures solutions.

Viabilité grâce à l'évolutivité

Avec l'explosion des volumes de données et de stockage, il devient de plus en plus nécessaire de gérer efficacement les environnements de bases de données. Les bonnes solutions de surveillance facilitent la mise à l'échelle, car elles fonctionnent sur toutes les plateformes et peuvent être utilisées indépendamment de l'emplacement d'hébergement dans le cloud ou sur site, ainsi que du nombre de bases de données. La transparence joue ici un rôle central : un outil de surveillance efficace permet aux administrateurs de surveiller toutes les bases de données de manière centralisée et cohérente à partir d'un seul tableau de bord. C'est le seul moyen pour les équipes informatiques de garder une vue d'ensemble sur des environnements de plus en plus complexes et d'en garantir la fiabilité. Si la solution de surveillance peut en outre être complétée par des modules supplémentaires, elle offre alors une flexibilité suffisante et est par conséquent pérenne.

Contrôle intuitif malgré des environnements complexes

Une solution de surveillance performante répond aux besoins de toute l'équipe et garantit une expérience utilisateur (UX) cohérente sur toutes les plateformes. Des interfaces utilisateur intuitives basées sur le Web, des recommandations claires et des notifications librement configurables permettent d'identifier et de résoudre rapidement les problèmes. Les équipes chargées des bases de données gardent ainsi une vue d'ensemble, même dans des environnements hybrides ou complexes, sans être submergées d'informations. Les équipes qui surveillent plusieurs plateformes bénéficient particulièrement de cette uniformité. La prudence est toutefois de mise : de nombreux fabricants promettent une utilisation simple, mais leurs tableaux de bord s'adressent principalement aux débutants. Les fonctions et informations importantes pour les experts sont souvent cachées dans des sous-menus ou nécessitent des requêtes spécifiques. C'est pourquoi une solution de surveillance doit, dans l'idéal, être librement configurable afin que les administrateurs de tous niveaux d'expérience puissent travailler efficacement.

Résolution préventive des problèmes grâce à une surveillance proactive

La surveillance proactive permet de gagner du temps, de réduire le stress et d'améliorer les performances des bases de données, car les solutions modernes détectent les problèmes potentiels avant qu'ils n'affectent les utilisateurs. Les administrateurs disposent ainsi de plus de temps pour optimiser les performances et la sécurité de manière ciblée. D'excellents outils surveillent notamment l'espace de stockage, les sauvegardes, les mises à jour et les correctifs, et fournissent des informations claires sur un tableau de bord central. Ils prévoient également les besoins futurs en fonction des tendances, ce qui permet d'anticiper les goulots d'étranglement. Les administrateurs peuvent ainsi prendre des mesures à un stade précoce et éviter des pannes coûteuses avant qu'elles ne se produisent.

Promouvoir activement Database DevOps

La surveillance des bases de données ne commence généralement qu'après le déploiement, c'est-à-dire bien après la phase de développement. Cela n'est pas nécessaire et peut même être préjudiciable, car lorsque la surveillance d'une base de données ne commence qu'une fois celle-ci en service, les problèmes sont souvent déjà bien implantés. Les solutions de surveillance modernes favorisent en revanche la collaboration entre les administrateurs et les développeurs de bases de données. Les développeurs ont par exemple accès aux données de diagnostic des serveurs et peuvent ainsi mieux évaluer les effets des modifications apportées au code source. De plus, les équipes qui ont toutes le même accès aux informations issues de la surveillance peuvent briser les silos de connaissances et travailler ensemble à l'optimisation des requêtes de bases de données, avant que les modifications ne soient mises en ligne.

« La complexité des environnements de bases de données ne cesse d'augmenter, tout comme le volume de données. Sans solution de surveillance performante, les équipes d'administrateurs perdent rapidement le contrôle », prévient Oliver Stein, directeur général de Redgate pour la région DACH. « Les entreprises devraient donc miser sur un outil holistique, intuitif, évolutif et extensible. Associé à une équipe engagée, il constitue la solution idéale. »

Source et informations complémentaires

Cet article est paru initialement sur m-q.ch - https://www.m-q.ch/de/faktoren-fuer-gute-datenbank-monitoring-loesungen/

Gestion des processus : un catalyseur, pas une fin en soi

Le fournisseur de matériaux de construction Swisspor a mis en place un système professionnel de gestion des processus assisté par logiciel. Comme l'a indiqué Patrice Urban, responsable du développement des processus commerciaux, lors d'un entretien, le chemin pour y parvenir a été semé d'embûches.

Une gestion fiable des processus est indispensable pour la production industrielle. (Photo : Swisspor)

Aujourd'hui, pour isoler et étanchéifier efficacement les enveloppes de bâtiments, il est difficile de passer à côté des produits et solutions proposés par Swisspor. Avec sept sites et environ 550 collaborateurs rien qu'en Suisse, le groupe Swisspor se présente comme le leader suisse dans le développement, la fabrication et la commercialisation de produits et systèmes destinés à l'isolation thermique des enveloppes de bâtiments.

Faire comprendre la gestion des processus

Tout le monde s'accorde à dire qu'une gestion des processus bien développée est indispensable à la production industrielle. Cependant, lorsque Patrice Urban a rejoint l'entreprise en 2022, il a constaté que les processus étaient certes définis, mais peu clairs, mal documentés ou obsolètes. « Souvent, ils étaient consignés dans des images Visio qui étaient déjà dépassées au moment où elles ont été créées », se souvient-il aujourd'hui. Les connaissances en matière de gestion des processus faisaient également largement défaut. Il était donc évident qu'il fallait optimiser les processus sur la base de l'excellence opérationnelle et exploiter le potentiel d'amélioration. C'est notamment après la crise du coronavirus que l'entreprise a pris conscience qu'elle devait « se préparer pour l'avenir, et pour cela, il fallait maîtriser les processus ».

Au début, l'ambiance dans l'entreprise était sceptique, selon Patrice Urban. Beaucoup considéraient la gestion des processus comme « beaucoup d'efforts pour peu de résultats ». Il s'est donc donné pour mission de susciter la compréhension et l'acceptation, notamment par des démonstrations pratiques plutôt que par des explications théoriques.

Avantages stratégiques de la solution

Le choix d'un outil adapté a été un moment décisif. Après avoir comparé différents systèmes, Swisspor a opté pour ADONIS de BOC Group. Patrice Urban souligne : « ADONIS est clairement l'une des applications de référence. » Pour lui, le fait que l'outil rende les processus « faciles à appréhender » grâce à une interface intuitive, similaire à une page d'accueil, sur laquelle les employés peuvent naviguer sans connaissances particulières, a été déterminant. L'objectif était de rendre les processus visibles, accessibles et compréhensibles afin de créer un sentiment de responsabilité.

Mise sur ADONIS du groupe BOC : la direction de Swisspor avec Patrice Urban à l'extrême droite. (Photo : Swisspor)

L'un des principaux résultats de ce travail a été de mettre en évidence des responsabilités jusqu'alors floues. Dans le domaine de la gestion des produits, par exemple, il est apparu qu«» aucune personne n'était réellement responsable de la chaîne de processus «. La situation était similaire dans le domaine des données de base. Il y avait bien un responsable, mais » il passait son temps à courir d'un endroit à l'autre ». Ce n'est qu'après la visualisation dans ADONIS que les responsabilités ont été clarifiées et les rôles définis, ce qui a rendu l'organisation dans son ensemble plus transparente. Selon Patrice Urban, la gestion des processus n'est pas une fin en soi, mais un moyen de créer de la clarté, de l'efficacité et une meilleure collaboration. C'est seulement ainsi qu'une culture des processus vivante peut voir le jour, ce qui est impossible sans l'outil adéquat.

La solution de gestion des processus a également pu démontrer son utilité stratégique pour les grands projets. Chez Swisspor, par exemple, il s'agit d'un projet ERP à l'échelle du groupe. ADONIS sert ici de lien entre le monde spécialisé et le monde informatique. Les processus sont décomposés jusqu'au niveau des exigences, ce qui permet de créer un « cahier des charges directement à partir du système », explique Patrice Urban. Cette documentation précise permet d'éviter les erreurs et les corrections coûteuses. Patrice Urban qualifie cet outil de « révolutionnaire », car il gère les données de base de manière centralisée et transfère automatiquement les modifications dans toutes les représentations de processus, ce qui constitue un avantage considérable par rapport à Visio ou Excel.

Partager ses expériences

Quels enseignements peut-on tirer de l'introduction d'ADONIS et quelles expériences Patrice Urban peut-il partager avec d'autres entreprises ? Dans ce contexte, il met en garde contre les « solutions tout-en-un » qui n'offrent la gestion des processus que comme une fonction secondaire. « Ce sont toutes des solutions bricolées qui ne répondent pas aux exigences. » Une bonne qualité des processus est un levier économique considérable : « Les processus sont coûteux, et ils ont donc aussi une grande valeur.

Pour introduire un système de gestion des processus, il met l'accent sur une approche calme et évolutive : pas de big bang, mais une approche progressive. Il la décrit ainsi : « L'écureuil se nourrit péniblement. » Les changements n'ont pas été imposés par le haut, mais développés de l'intérieur. Il est toutefois resté cohérent : « Nous sommes intransigeants sur ce point : nous n'utilisons que cet outil. »

Il a géré les résistances de manière pragmatique : il a sélectionné des processus problématiques générant une forte souffrance afin de démontrer rapidement les avantages. Lors d'ateliers, les processus réels ont été enregistrés et modélisés ensemble dans le système. « Nous n'avons jamais parlé d'ADONIS ou de BPM, nous avons simplement abordé les problèmes. » Les participants ont vu en direct comment leurs processus ont été créés, sans aucune formation théorique. Cette méthode « à la volée » a suscité l'enthousiasme et permis une compréhension rapide.

Patrice Urban dirige le développement des processus commerciaux chez Swisspor. (Photo : zVg / Swisspor)

Patrice Urban décrit également l'effet de la visualisation : lorsque des spécialistes examinent ensemble un processus représenté, ils prennent souvent conscience de la complexité de leurs propres procédures. « Tout le monde s'exclame alors : » C'est fou, c'est tellement compliqué, nous devons faire mieux. » Cette prise de conscience entraîne naturellement des améliorations, sans pression ni processus formel d'amélioration continue.

Et maintenant, quelle est la suite ?

Patrice Urban souligne l'importance du lien naturel avec la résolution des problèmes et les projets pour garantir une efficacité à long terme. Les optimisations découlent des défis quotidiens, tels que les réclamations ou les remarques du contrôle de gestion. La gestion des processus reste ainsi pertinente, sans charge administrative supplémentaire.

Il rejette largement les indicateurs permettant de mesurer quantitativement le succès. « Je ne peux pas dire : » Nous avons désormais une augmentation d'efficacité de 20 %. « Ce n'est pas l'outil en soi qui est déterminant, mais le fait de l'utiliser en continu. » C'est simple, donc nous le faisons – sinon, nous ne le ferions pas. » La gestion des processus est un catalyseur, mais pas une fin en soi.

Pour conclure, il explique son point de vue économique : investir dans la gestion des processus est toujours rentable. Même pour les petites entreprises dont les coûts de personnel sont élevés, le retour sur investissement est évident : « Ceux qui pensent qu'investir dans l'optimisation des processus est excessif n'ont pas compris que toute l'entreprise fonctionne uniquement grâce à l'action des personnes. » Les processus sont le principal levier d'amélioration de l'efficacité, car toutes les actions au sein de l'entreprise sont gérées par des processus, sans exception.

Plus d'informations : Groupe BOC et Swisspor

Cet article est paru initialement sur m-q.ch - https://www.m-q.ch/de/prozessmanagement-enabler-nicht-selbstzweck/

Quatre obstacles à la SSE et comment les entreprises peuvent les surmonter

Les entreprises sont souvent confrontées à des tâches complexes lors de l'introduction de nouvelles technologies de sécurité, en particulier lorsque des modèles cloud et des infrastructures distribuées entrent en jeu. Cependant, compte tenu du nombre croissant de cyberattaques, la mise en œuvre d'un cadre de sécurité basé sur le cloud, tel que Security Service Edge (SSE), est incontournable. Open Systems, un fournisseur de solutions SASE natives et gérées, a évalué les quatre principaux défis et montre comment les entreprises peuvent les relever avec succès.

Les technologies de sécurité sont complexes, il faut éviter divers écueils. (Image : Depositphotos.com)

Point sensible #1 : la complexité de la migration

L'un des principaux points faibles liés à l'introduction de composants SSE tels que Secure Web Gateway (SWG), Zero Trust Network Access (ZTNA), Cloud Access Security Broker (CASB) et Firewall-as-a-Service (FWaaS) est leur grande complexité. Toutes ces technologies ont un impact profond sur les infrastructures informatiques, réseau et de sécurité existantes. Étant donné que les composants SSE doivent soit remplacer les anciens systèmes, soit y être intégrés, les entreprises doivent relever plusieurs défis. Elles doivent mettre à jour leurs modèles d'accès et d'identité, harmoniser leurs politiques et adapter, voire repenser complètement, les flux de données. De plus, l'intégration d'applications cloud et SaaS nécessite un haut degré de coordination technique, notamment en termes de performances, de protection des données et de gouvernance. Les différentes architectures, interfaces et modèles d'exploitation des fournisseurs augmentent encore les efforts d'intégration. Le défi réside moins dans les technologies individuelles que dans l'orchestration holistique de ces services pour créer une plateforme de sécurité stable, performante et gérable de manière uniforme.

Point sensible #2 : le paysage fragmenté de la sécurité

Un autre point sensible pour les entreprises est indissociable de l'approche « best-of-breed » qui, malheureusement, est encore souvent privilégiée : la volonté est là de trouver la solution individuelle supposée la plus performante et la plus riche en fonctionnalités pour chaque composant SSE. L'introduction fragmentée de la SSE sous forme de produits individuels plutôt que sous forme de plateforme SSE intégrée entraîne automatiquement une complexité accrue, une sécurité incohérente et des coûts d'exploitation ingérables. Chaque système comporte ses propres interfaces de gestion, moteurs de politiques, mécanismes de journalisation et exigences d'intégration, ce qui entraîne, entre autres, des configurations redondantes et donc une charge de travail supplémentaire considérable pour le service informatique. De plus, les responsables doivent gérer les politiques de sécurité à plusieurs reprises, ce qui augmente le risque d'incohérences et de configurations incorrectes. Il en résulte également une surveillance fragmentée, qui complique l'analyse des causes des problèmes de sécurité ou de performance. Du point de vue de la rentabilité, cette approche est tout aussi inefficace : la multiplicité des contrats, des interfaces et des canaux d'assistance augmente les coûts et réduit la flexibilité. Une plateforme SSE uniforme, en revanche, permet une gestion centralisée des politiques, une surveillance cohérente et un fonctionnement nettement plus efficace.

Point sensible #3 : le déploiement mondial

L'introduction du SSE pose un autre problème, qui concerne principalement les entreprises internationales. La diversité des infrastructures locales, des centres de données et des connexions Internet complique la mise en œuvre uniforme. Parallèlement, les exigences régionales en matière de conformité et de protection des données, telles que les adaptations au RGPD et les divergences politiques, imposent des ajustements. Les utilisateurs internationaux peuvent également souffrir de problèmes de latence si le trafic réseau n'est pas géré de manière optimale via différents points de présence. Sur le plan organisationnel, les fuseaux horaires, les équipes informatiques locales et les besoins en formation compliquent le déploiement et la gestion du changement. Dans l'ensemble, ces facteurs augmentent les coûts, les dépenses d'exploitation et la complexité, et rendent difficile la mise en œuvre d'une architecture SSE cohérente et évolutive à l'échelle mondiale.

Point sensible #4 : la gestion du changement

Outre le défi technologique, l'introduction du SSE implique également une profonde transformation organisationnelle. Les collaborateurs doivent s'habituer à de nouvelles procédures d'accès, de nouveaux processus d'authentification et de nouvelles directives de sécurité, tandis que les équipes informatiques endossent de nouveaux rôles, outils et responsabilités. Sans communication et formation ciblées, cette transition entraîne souvent incertitude, résistance et mauvaises utilisations. Le changement de paradigme vers le Zero Trust, en particulier, nécessite une nouvelle compréhension de la sécurité et l'abandon des anciens schémas de pensée. Une gestion du changement réussie repose donc sur une information précoce, des objectifs transparents, des phases pilotes et une implication étroite de toutes les parties prenantes. Ce n'est qu'en communiquant clairement les avantages pour les utilisateurs, l'informatique et l'organisation que l'on peut susciter l'adhésion et ancrer durablement le changement.

L'alternative la plus durable et la plus économique aux solutions individuelles isolées est une approche holistique : Secure Access Service Edge (SASE). Ce cadre combine des fonctions réseau basées sur le cloud avec une architecture de sécurité intégrée (SSE) pour former une plateforme unique et cohérente. Ce concept est particulièrement efficace sous la forme de Managed SASE : les entreprises bénéficient ainsi de toutes les technologies réseau et de sécurité auprès d'un seul et même fournisseur, exploitées, surveillées et optimisées en permanence par un partenaire de services gérés expérimenté. Cela réduit les efforts internes, améliore l'évolutivité et garantit un niveau de sécurité élevé et constant.

« Aucune entreprise qui souhaite rester compétitive ne peut aujourd'hui ignorer la SSE », souligne Stefan Keller, Chief Product Officer chez Open Systems. « Un fonctionnement sûr et cohérent du réseau est la colonne vertébrale de toute organisation numérique – et donc déterminant pour la stabilité, l'efficacité et la croissance. »

Source : Systèmes ouverts

Cet article est paru initialement sur m-q.ch - https://www.m-q.ch/de/vier-sse-stolpersteine-und-wie-unternehmen-sie-ueberwinden/

L'humain plutôt que l'algorithme – 10 tendances en matière de design graphique pour 2026

2026 sera l'année où le graphisme retrouvera son humanité. Alors que l'IA joue un rôle de plus en plus important dans notre quotidien, nous aspirons de plus en plus à l'authenticité, à des créations qui nous touchent. C'est la conclusion à laquelle est parvenue VistaPrint après avoir observé attentivement sa communauté internationale de freelances sur 99designs by Vista et son équipe d'experts.

La conclusion principale : le graphisme redevient nettement plus personnel. On constate que les tendances s'éloignent du lisse pour se diriger vers l'authentique. Les marques veulent susciter des émotions chez leurs groupes cibles et misent donc sur des histoires plutôt que sur des messages marketing. Le design devient ainsi une scène pour l'individualité et donc l'outil le plus efficace pour établir de véritables liens.

« Les petites entreprises ont l'avantage décisif de pouvoir se montrer audacieuses, originales et authentiques, ce qui est souvent difficile pour les grandes marques », explique Patrick Llewellyn, vice-président des services numériques et de conception chez VistaPrint. « Dans notre monde devenu bruyant et impersonnel, les designs imparfaits semblent honnêtes. C'est précisément ce qui les rend si puissants. »

Les tendances design 2026 intègrent l'artisanat dans le numérique, racontent l'identité culturelle, célèbrent l'imperfection et rendent les sentiments visibles. Ce n'est pas l'algorithme, mais l'être humain qui est au centre de l'attention.

Aperçu des tendances design 2026

Folk élémentaire
La tradition rencontre le design moderne : inspirés par l'artisanat régional et l'héritage culturel, des motifs floraux, des détails ornementaux et des couleurs vives donnent naissance à des designs chaleureux et expressifs. Le design est à la fois familier et contemporain. Elemental Folk est un retour visuel aux sources qui célèbre l'identité et les origines.

 

Hyper-individualisme
Cette tendance apporte un vent de fraîcheur dans le design. Elle mise sur des univers picturaux surréalistes, joue avec des formes déformées et rompt délibérément avec les conventions. Les représentations sont tantôt ludiques, tantôt provocantes, mais toujours originales. Alors que beaucoup confient entièrement leurs processus de création à l'intelligence artificielle, ce style séduit par la touche créative humaine qu'il apporte.

Artisanat tactile
La broderie, les textures des tissus et les détails faits main font leur retour dans le design numérique. Le résultat est presque palpable : les surfaces visuelles créent une profondeur particulière qui procure une sensation de chaleur à ceux qui les regardent. Entre charme DIY et nostalgie, cette tendance génère une proximité émotionnelle qui contraste avec l'esthétique lisse et souvent distante du monde numérique.

 

Coupe déformée
Lorsque le design devient résistance, il donne naissance à des messages visuels aux contours anguleux. Les techniques classiques du collage sont réinterprétées : les images sont découpées, les couches superposées et les formes fragmentées. Le résultat est brut, rebelle et plein d'énergie. Une chose est sûre : ce style de design ne cherche pas à plaire, mais à affirmer une position.

Rouleau de pellicule photographique
Avec cette tendance, les créatifs ramènent l'authenticité dans le domaine visuel. Les clichés imparfaits, le grain du film, le flash et les moments spontanés donnent une impression personnelle et accessible. Associés à une typographie épurée, ils donnent naissance à des designs qui touchent par leur sincérité.

Hyper-Floraison
Parfois, on a besoin d'un refuge visuel, d'un endroit où respirer. Des dégradés doux, des motifs floraux délicats et des tons pastel poudrés vous transportent dans un monde entre rêve et réalité. Ce style semble être à l'opposé du quotidien trépidant et ouvre la voie à la légèreté, à l'optimisme et à un peu de rêverie.

Digit-Cute
L'esthétique oscille entre nostalgie et fantaisie numérique et met immédiatement de bonne humeur. Des structures claires côtoient des graphismes pixelisés colorés, des personnages mignons et des couleurs vives. Le look dégage le charme des premiers jeux vidéo et de la culture pop. C'est justement parce qu'il semble si fantaisiste qu'il est particulièrement raffiné sur le plan créatif.

Micro-industriel
Ce qui était autrefois purement fonctionnel devient aujourd'hui un concept de design. Inspiré par les emballages, les étiquettes techniques et les graphiques informatifs, un style de design célébrant la clarté voit le jour. L'utilisation ciblée d'éléments tels que les codes-barres, les codes QR et les structures tramées confère aux créations une esthétique brute, sobre et moderne à la fois.

Néon noir
Sombre, intense et plein de suspense, ce style rappelle les scènes d'un film néo-noir. Des couleurs vives, comme le rouge électrique, contrastent avec un noir profond, associé à des flous de mouvement et des textures rugueuses. Ce look urbain et énergique attire immédiatement le regard et reste longtemps en mémoire.

 

Frutiger Aero Revival
Un soupçon d'avenir tel qu'on l'imaginait autrefois : des surfaces brillantes, des dégradés de couleurs doux et des formes fluides renouent avec l'esthétique technologique du début des années 2000. Des éléments tels que l'eau, le ciel ou les mondes végétaux numériques confèrent aux designs une légèreté presque onirique. Ce style est une rétrospective pleine de tendresse d'une époque où la technologie était encore considérée comme une promesse.

Conclusion :
Le design peut à nouveau faire appel aux sentiments, afficher une attitude et avoir du caractère. Pour se démarquer en tant que marque, il n'est plus nécessaire d'avoir le logo le plus lisse ou l'image la plus parfaite, mais plutôt de la personnalité, du courage et un message clair. 2026 sera l'année où l'authenticité comptera. Et le meilleur dans tout cela : ce sera créatif, vivant et d'une beauté surprenante.


Informations détaillées sur les tendances 2026 : https://www.vistaprint.de/hub/grafikdesign-trends

VistaPrint est le partenaire de conception et de marketing de millions de petites entreprises à travers le monde. Cette entreprise internationale emploie actuellement des collaborateurs dans plus de 25 pays, qui peuvent travailler à distance en permanence. Depuis plus de 20 ans, Vista travaille en étroite collaboration avec les petites entreprises, s'inspire d'elles et met tout en œuvre pour leur proposer des solutions adaptées à leurs besoins individuels. 

 

Changement climatique : il est (encore) possible d'y parvenir...

Dix ans après l'accord de Paris, la transition écologique mondiale se trouve à un tournant décisif. Le dernier rapport d'Allianz Research, intitulé « A decade after Paris: progress, paralysis and the race to net zero » (Dix ans après Paris : progrès, paralysie et course vers la neutralité carbone), montre que même si les progrès varient considérablement d'un pays à l'autre et que certains défis subsistent, beaucoup avancent plus vite que ce que l'on pourrait croire.

Le chemin vers la transition climatique est encore long, mais certains pays font des progrès encourageants. (Photo : Unsplash.com)

L'Allianz Green Transition Tracker évalue 69 pays à l'aide de cinq indicateurs afin de déterminer leur degré d'avancement dans la transition écologique. Il analyse l'intensité carbone et énergétique, les émissions par habitant liées à la consommation et au territoire, ainsi que la part des énergies à faible teneur en carbone dans le mix électrique. Le Tracker utilise deux dimensions d'évaluation : le Peer Score, qui compare l'état actuel de la décarbonisation entre les pays, et le Progress Score, qui mesure les progrès de chaque pays par rapport à l'année de référence 2015 et à l'objectif de zéro émission nette en 2050.

Des différences structurelles évidentes

La comparaison entre les pays reflète des différences structurelles bien connues. Les pays à faible puissance économique, comme le Sri Lanka, obtiennent de bons scores grâce à leurs faibles émissions par habitant, tandis que les pays européens comme la Suède se distinguent grâce à leurs mesures de décarbonisation durables et au développement des énergies propres. Les économies exportatrices de pétrole se classent quant à elles en bas du tableau. Le classement des deux plus grands émetteurs mondiaux est particulièrement préoccupant : la Chine et les États-Unis occupent respectivement les 57e et 58e places, ce qui montre clairement l'ampleur des tâches qui leur restent à accomplir.

Le rythme de la décarbonisation est encourageant, mais reste insuffisant. Le score de progression montre que 15 pays ont déjà parcouru un tiers ou plus du chemin vers la neutralité carbone. Ils sont donc en bonne voie, à condition de maintenir leur rythme actuel.

Le Luxembourg et la Suisse en tête du classement

Ces deux pays se caractérisent par une efficacité énergétique élevée et un mix électrique dans lequel plus de 90 % de l'électricité provient de sources à faible teneur en carbone. Vingt autres pays ont déjà parcouru au moins 20 % du chemin, ce qui représente un progrès mesurable, même s'il reste insuffisant. D'autres économies ont beaucoup plus de retard à rattraper : les États-Unis et la Chine, qui représentent ensemble environ 40 % des émissions mondiales, n'ont que légèrement amélioré leur situation depuis 2015.

« La politique climatique reste confrontée à des défis majeurs, mais nous avons déjà réalisé des progrès considérables et ne devons pas abandonner à mi-chemin », a déclaré Patrick Hoffmann, économiste ESG chez Allianz Research. « Environ la moitié des pays étudiés sont toujours en bonne voie pour contribuer à limiter le réchauffement climatique. Cela ne signifie pas que la mission est accomplie, mais cela montre que tout n'est pas perdu. Ces exemples devraient servir de motivation aux retardataires, notamment la Chine et les États-Unis. »

La Suisse occupe la deuxième place dans le classement du progrès

Depuis 2015, le pays a déjà comblé 55 % de l'écart entre les indicateurs climatiques considérés et reste en bonne voie pour maintenir le réchauffement climatique dans les limites de l'objectif de 2 °C fixé à Paris. Les émissions ont diminué de 23 % depuis 2005, tandis que le produit intérieur brut a augmenté de 43 %. Cela a permis de réduire l'intensité carbone de l'économie de 25 % au cours de la dernière décennie et de faire passer la part des émissions mondiales de CO₂ de 0,17 % à 0,08 %. Les énergies à faible teneur en CO₂ couvrent désormais 99,6 % de la production d'électricité, les énergies renouvelables éolienne et solaire représentant 21 % de cette production. Néanmoins, la transition ne se déroule pas de manière uniforme dans tous les domaines : les émissions liées à la consommation finale restent élevées et il y a un retard à rattraper tant dans le secteur des transports que dans celui de l'agriculture.

Voici où en est la Suisse selon le Green Transition Tracker. (Graphique : Allianz.com)

« La Suisse compte aujourd'hui parmi les leaders incontestés de la transition climatique », a déclaré Katharina Utermöhl, responsable de la recherche thématique et politique chez Allianz Research. « Son mix électrique presque entièrement exempt de CO₂ confère au pays une base exceptionnellement solide. Pour conserver cette avance, la transition doit désormais être plus largement ancrée et poursuivie de manière cohérente. C'est la seule façon pour la Suisse de maintenir le cap et d'atteindre ses objectifs climatiques ambitieux. »

Le tournant climatique est loin d'être atteint, mais il est (encore) réalisable

Le rapport conclut que, même si la transition climatique mondiale est loin d'être achevée, elle n'est en aucun cas un échec. « La transformation verte n'est pas une question de possibilité, mais de rythme », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef et directeur des investissements chez Allianz. « Les pays qui intègrent les objectifs climatiques dans leur cadre économique et financier se positionnent pour une croissance plus forte et plus résiliente. Le défi consiste désormais à accélérer les investissements là où ils sont les plus importants – énergie, infrastructures et technologie – afin de garantir que la transformation verte reste à la fois crédible et inclusive. »

Source : www.allianz.com

Cet article est paru initialement sur m-q.ch - https://www.m-q.ch/de/klimawende-sie-kann-noch-geschafft-werden/

Plume d'or 2025 : remise des prix récompensant la meilleure communication interne et intégrée en Suisse

Jeudi soir à Berne, l'Association suisse pour la communication interne et intégrée (SVIK) a décerné la Plume d'or aux meilleures contributions dans le domaine de la communication interne et intégrée. Le prix du « meilleur journaliste 2025 » a été attribué à Anita Bünter et Jonas Bischoff, de la Radio Télévision Suisse (SRF). 

[caption id="attachment_42136" align="alignnone" width="680"] Le Dr Daniel von Arx remporte la Plume d'or 2025. (Photo : zVg)[/caption]

La notation SVIK reflète l'état actuel des informations et de la communication relatives à l'entreprise, à son fonctionnement et à son organisation . La mutation des médias est également de plus en plus perceptible et visible dans la communication interne et intégrée des entreprises. Ainsi, la SVIK écrit : « L'information est devenue un bien et la communication un vaste champ d'activité. La numérisation est le moteur de cette accélération. Les normes de qualité sont aujourd'hui plus importantes que jamais. »

Politiquement neutre et disposant d'une large expertise, l'ASIG fournit depuis 1944 des prestations exemplaires en matière d'information et de communication. La Suisse dispose ainsi d'un benchmark régulier pour la communication d'entreprise et administrative. 

Les lauréats des Plumes SVIK 2025 

Novartis SA remporte la « Plume d'or » dans la catégorie Catégorie 1a « Magazines d'entreprise et publications (imprimés et numériques) » pour le « Live Magazin ». Lors de la Catégorie 1b « Magazines destinés aux collaborateurs et publications (imprimées et numériques) est-ce que le « Magazine des collaborateurs KSB » récompensé par une médaille d'or. Dans  le Catégorie 2 « Textes » Un prix d'or est décerné à Swiss Life pour la campagne textuelle « Turn to Pur pose ». Une « Plume d'or » est décernée à le Groupe Tertianum Dübendorf dans la Catégorie 3 Visuels et vidéo pour la vidéo « De l'espace pour la joie de vivre ». Le site Centre suisse pour le design et la santé reçoit une plume d'or dans la Catégorie 4 Canaux numériques avec « Établir la confiance : concevoir pour les soins à distance ». Le site SRG SSR Société suisse de radiodiffusion et télévision ramène dans la Catégorie 5 Concepts et stratégies une Plume d'or pour « Concours Eurovision de la chanson 2025 à Bâle avec « Welcome Home ». Dans la Catégorie 7 Campagne a été Fédération des coopératives Migros pour le projet « MERCI MGB » excellent.  L'association professionnelle distingue Anita Bünter et Jonas Bischoff, SRF, avec la « Plume d'or du journalisme 2025 » Ils méritent ce prix pour leur traitement très minutieux et approfondi de sujets extrêmement sensibles. Les correspondants parviennent toujours à transmettre les informations au public télévisuel avec la distance personnelle nécessaire, tout en lui permettant de se sentir proche des événements. Maîtrisant les langues locales et les modes de communication, ils offrent aux personnes intéressées un aperçu approfondi des aspects politiques, sociaux, ethniques et économiques.  

La SVIK décerne Dr Daniel von Arx, responsable Communication, Banque cantonale de Lucerne, reçoit la « Plume d'or du communicateur de l'année 2025 ». Avec son sens aigu de la communication d'entreprise moderne, il a marqué la banque en interne comme en externe au cours des dernières années. La solide réputation et la stabilité de son équipe témoignent de ses compétences techniques et fonctionnelles ainsi que de ses qualités de dirigeant.  

Le classement SVIK offre aux entreprises suisses une plateforme annuelle leur permettant de comparer les instruments et les mesures de communication interne et intégrée à l'échelle nationale et internationale au sein de cercles spécialisés . Tous les participants peuvent échanger leurs impressions sur les évaluations avec les membres du jury lors des auditions organisées fin novembre. La SVIK est la plus ancienne association de communication de Suisse et existe depuis 80 ans. 

Changement de génération chez Wanner

Peter Wanner, éditeur et propriétaire d'AZ Medien AG, qui détient 65 % de CH Media Holding AG, a vendu l'entreprise médiatique qu'il a créée à ses fils Michael et Florian et à sa fille Anna. Michael Wanner, PDG de CH Media, obtient la majorité des voix. Peter Wanner reste éditeur et président du conseil d'administration.

Changement de génération chez Wanner : après que ses deux fils Michael et Florian Wanner ont repris la direction opérationnelle de CH Media il y a deux ans et demi, l'éditeur Peter Wanner (81 ans) a décidé, dans le cadre d'une succession anticipée, de céder l'entreprise médiatique à ses deux fils et à sa fille Anna. Les trois enfants de l'éditeur occupent des postes à responsabilité dans l'entreprise. Sa fille Caroline, médecin praticienne, a renoncé à toute participation.

Les parties ont convenu de ne pas divulguer le prix de vente. L'éditeur Peter Wanner reste président du conseil d'administration. Afin de permettre une prise de décision claire parmi les nouveaux propriétaires, Michael Wanner, actuellement PDG de CH Media, obtient la majorité des voix.

La cinquième génération prend la relève

Avec cette succession, c'est désormais la cinquième génération d'éditeurs qui prend les rênes de l'entreprise médiatique. Le fondateur de l«» Aargauer Zeitung « (1836) et premier éditeur fut Josef Zehnder (1810-1896), qui fut également maire de Baden (1863-1881). Deux ans avant sa mort, l'entreprise de presse a été transmise à son petit-fils Otto Wanner sen. En 1938, ses fils Eugen et Otto Wanner ont pris la relève, puis à partir de 1956, Otto Wanner a dirigé seul l'entreprise. Avec la fusion de l'AT et du BT pour former l»« Aargauer Zeitung » en 1996, Peter Wanner, qui dirigeait auparavant l'entreprise de presse de Baden, a pris la direction et la responsabilité de l'entreprise.

Solution à l'amiable

Le partage successoral a pu être réalisé à l'amiable. L'éditeur Peter Wanner : « J'en suis particulièrement fier. Pendant des mois, nous avons mené des discussions au sein de la famille, avec l'aide de conseillers externes, et examiné différentes options. Au final, les quatre enfants ont approuvé la solution trouvée. Que demander de plus en tant que père ? »

Michael Wanner, PDG : « Mon père a créé l'entreprise et l'a amenée à sa taille actuelle. Nous lui sommes très reconnaissants. Nous sommes conscients de la responsabilité particulière qu'il nous a confiée. Nous sommes heureux de diriger l'entreprise avec lui et continuons à compter sur son expérience et ses conseils. »

Le groupe de médias CH Media, dont la NZZ détient 35 %, comprend 18 quotidiens et leurs portails en ligne, dont l«» Aargauer Zeitung «, la » Luzerner Zeitung « et le » St. Galler Tagblatt «, le journal du week-end » Schweiz am Wochenende », 10 journaux d'annonces, 12 stations de radio, trois chaînes de télévision régionales et huit chaînes de télévision nationales, ainsi que trois imprimeries. Le portail d'information watson en fait également partie. L'ensemble du groupe médiatique réalise un chiffre d'affaires d'environ 400 millions de francs suisses. En termes de parts de marché, CH Media est numéro 1 en Suisse alémanique dans le domaine des journaux, numéro 1 dans celui des radios privées et des chaînes de télévision privées, et numéro 3 dans celui des portails d'information privés.

Seules 3 % des entreprises suisses génèrent des avantages pour les clients grâce à l'IA

Selon un sondage réalisé par le fournisseur de services open source Red Hat, pour 71 % des personnes interrogées en Suisse, la souveraineté numérique occupe une place de premier plan dans leur stratégie informatique. Pour 98 %, une stratégie open source est d'une importance capitale, notamment en ce qui concerne l'optimisation des coûts, la virtualisation, la sécurité et l'IA. Mais jusqu'à présent, les avantages de l'IA pour les clients sont restés sur le carreau.

L'IA figure en tête de la liste des priorités des responsables informatiques en Suisse. Mais peu d'entre eux en tirent des avantages pour les clients. (Graphique : Red Hat).

Red Hat, l'un des principaux fournisseurs de solutions open source, a annoncé les résultats d'une nouvelle enquête. Celle-ci a porté sur 909 responsables et directeurs informatiques (y compris les responsables de l'infrastructure et de l'infrastructure cloud) et ingénieurs IA (y compris les ingénieurs logiciels en IA/ML, les ingénieurs NLP et LLM et les data scientists) d'entreprises de plus de 500 employés de la région EMEA (en Allemagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède, en Suisse, aux Émirats arabes unis et au Royaume-Uni). Le nombre de participants suisses s'élève à 107. Interrogés sur la stratégie informatique de leur entreprise pour les 18 prochains mois, 79 % des répondants en Suisse indiquent que le cryptage est une priorité absolue à l'ère des ordinateurs quantiques, suivi de la virtualisation (76 %) et du cloud hybride ou multiple (75 %). 75 % accordent en outre une grande importance à l'IA : Les résultats montrent que les entreprises suisses s'attendent à une augmentation de leurs investissements dans l'IA de 30 % en moyenne d'ici 2026. Toutefois, 97 % des entreprises interrogées indiquent qu'elles ne tirent pas encore de bénéfices pour les clients de leurs investissements dans l'IA.

L'IA en tant que processus continu

La priorité la plus élevée pour les personnes interrogées en matière d'IA (75 %) est l'opérationnalisation de l'IA (82 %). La garantie de la transparence et de l'ouverture dans la stratégie d'IA (81 %) et les agents d'IA (80 %) figurent également en haut de la liste des priorités.

Attirer et retenir les talents reste un défi. En Suisse, les personnes interrogées identifient trois lacunes critiques en matière de compétences en tête de liste : les compétences en matière de cloud computing (78 %) arrivent en tête de liste, tandis que les compétences en matière de sécurité (77 %) et les compétences stratégiques/commerciales (77 %) sont citées presque à égalité comme les besoins les plus urgents.

Les personnes interrogées voient également des obstacles à l'introduction de l'IA, notamment les coûts élevés de mise en œuvre et de maintenance (37 %), l'infrastructure ou les ressources insuffisantes (35 %) ou le manque de transparence dans les modèles d'IA (35 %). En outre, 97 % des personnes interrogées indiquent qu'elles sont confrontées à l'IA fantôme, c'est-à-dire à l'utilisation non autorisée d'outils d'IA par des collaborateurs.

La confiance amoindrie par la complexité - l'open source comme clé

La confiance dans le potentiel de la Suisse sur la scène mondiale de l'IA est grande : 95 % des personnes interrogées sont d'accord pour dire que le pays joue un rôle de leader en matière d'IA ou qu'il a le potentiel pour y parvenir dans les trois prochaines années. D'autres pays européens, comme l'Espagne avec 99 % ou la Suède et les Pays-Bas avec 98 %, enregistrent également des valeurs élevées. Parmi les principales raisons qui empêchent la Suisse de devenir une nation leader en matière d'IA, les personnes interrogées citent le manque de fonds publics (52 %), l'engagement insuffisant du secteur privé (48 %) et le manque de jeunes talents (43 %). Pour relever ces défis et réaliser leurs objectifs dans le domaine de l'IA, les entreprises suisses misent sur l'open source dans tous les domaines de leur stratégie informatique. Les personnes interrogées considèrent presque à l'unanimité (98 %) que les logiciels open source sont importants pour les entreprises en ce qui concerne l'optimisation des coûts, la virtualisation, la sécurité et l'IA.

Selon l'enquête de Red Hat, le cloud est et reste l'un des trois thèmes les plus importants de l'agenda informatique en Suisse. Dans ce contexte, l'IA, en tant que charge de travail supplémentaire, augmente la complexité et doit être conciliée avec les stratégies de cloud computing en cours d'élaboration. Les obstacles à l'adoption du cloud continuent d'exister : les personnes interrogées citent les préoccupations concernant les silos internes (73 %), les pauses décisionnelles dans les investissements d'infrastructure en raison de l'incertitude du marché (67 %) et la souveraineté (65 %). Lorsqu'ils examinent la stratégie de souveraineté en matière de cloud pour les 18 prochains mois, les répondants suisses mettent l'accent sur la flexibilité et la liberté de choix des fournisseurs informatiques (87 %), le contrôle opérationnel et l'autonomie (83 %) et la sécurisation de la chaîne d'approvisionnement des logiciels (81 %).

Source : Red Hat

Cet article est paru initialement sur m-q.ch - https://www.m-q.ch/de/nur-3-der-schweizer-unternehmen-generieren-kundennutzen-mit-ki/

Walter Thurnherr : « Les développements géopolitiques ne sont pas des phénomènes météorologiques »

Lors de la lecture exclusive organisée par Ringier sur le thème « Comment le Conseil fédéral gouverne la Suisse », Walter Thurnherr a plongé les participants au cœur même de la salle des machines du pouvoir helvétique, là où « les développements géopolitiques ne sont pas des phénomènes météorologiques » et où les communiqués de presse ont une importance politique.

C'était l'une de ces rares soirées où la politique, les médias et la culture ne se côtoient pas seulement, mais entrent en résonance les uns avec les autres. Marc Walder, PDG de Ringier, a ouvert la lecture, dont la liste intime des invités comprenait des personnalités connues de la politique, de l'économie et du sport, ainsi que des personnalités des médias.

Walter Thurnherr – chancelier fédéral pendant huit ans, auparavant diplomate, secrétaire général dans plusieurs départements et auteur – a lu des extraits de son nouveau livre, publié aux éditions Kein & Aber. Compte tenu de l'actualité, il a choisi l'introduction du chapitre consacré à la politique étrangère. Un texte à la fois ancré dans l'histoire, clair sur le plan analytique et raffiné sur le plan littéraire. La lecture a été suivie d'une discussion approfondie avec Reza Rafi, rédacteur en chef du SonntagsBlick.

« Dans l'ensemble, on aurait dit que la Suisse officielle avait fait une pause. »

Dès le début de sa lecture, Thurnherr a ramené son public en 1998, dans une Suisse en fête, sûre d'elle, fière, tournée vers les anniversaires historiques. Il a évoqué la confiance en soi qui régnait à l'époque et les bouleversements qui ont suivi : de la comparaison entre les banques suisses et la World Jewish Restitution Organization à l'immobilisation des avions de Swissair, du 11 septembre à l'abattage massif de 1,5 million de poulets à Hong Kong. Cela a servi de base à la thèse centrale de l'auteur : les tournants historiques ne sont pas des exceptions, mais la norme.

Dans son livre, Thurnherr formule cela avec une précision que l'on ne trouve habituellement que dans les analyses politiques :

« Les développements géopolitiques ne sont toutefois pas des phénomènes météorologiques. Ils ont des causes humaines et s'annoncent à l'avance. »

Un auteur attentif aux mécanismes – et au langage

Ce qui est immédiatement apparu ce soir-là, c'est que Thurnherr est un auteur politique doté d'une grande précision littéraire. Son langage est clair, parfois ironique, toujours subtilement structuré. L'ancien chancelier connaît non seulement le « quoi », mais aussi le « comment » de la prise de décision politique.

L'humour et la perspicacité font partie intégrante de son style, notamment lorsqu'il évoque les métaphores équestres utilisées dans la politique de neutralité :

« En matière de politique étrangère, c'est encore plus compliqué. Beaucoup font fausse route, mais c'est intentionnel. »

Aperçu des coulisses de la politique suisse

La discussion qui a suivi avec Reza Rafi a permis au public de mieux comprendre la richesse de l'expérience de Thurnherr.

Il a décrit la célèbre procédure de corapporterie comme une « procédure ingénieuse » basée sur l'intelligence collective :

« Sept personnes prennent de meilleures décisions qu'une seule. »

Il a expliqué comment le Conseil fédéral fonctionne en temps de crise – et où se situent ses faiblesses : dans la prévoyance. Son credo :

« Il y a encore une marge de progression possible. »

Et il a expliqué à quel point la réalité médiatique a changé, de Tchernobyl à Fukushima :

« Les attentes envers le travail de relations publiques du Conseil fédéral ont fondamentalement changé. »

Une question à la fois délicate et passionnante, en particulier pour le secteur des médias et de la communication : les apparitions médiatiques, les règles linguistiques et les communiqués de presse ne sont plus aujourd'hui de simples instruments d'exécution à l'égard de l'extérieur, mais font partie intégrante de l'activité gouvernementale. Ils sont préparés, coordonnés et, comme le décrit Thurnherr, explicitement pris en compte lors des séances du Conseil fédéral. Alors qu'après Tchernobyl, le Conseil fédéral discutait encore de l'opportunité de s'exprimer, à l'ère de Fukushima et des conférences de presse en direct, les mesures de communication sont désormais prises en mode crise.

Un moment dans le métro à la Trump Tower – et une phrase qui explique la Suisse

Il est également remarquable de voir ce qu'une brève interview spontanée peut révéler. m&k a proposé une expérience de réflexion :

Comment expliquerait-il à Donald Trump – lors d'une rencontre fortuite dans l'ascenseur de la Trump Tower – comment la Suisse est gouvernée ?

Sa réponse fut immédiate, sèche, précise et d'une concision presque littéraire :

« La Suisse consulte 100 fois chaque décision, implique tout le monde et élimine les erreurs les plus grossières. C'est un très bon mécanisme. »

Une phrase comme un distillat – et un contrepoint idéal à la physicalité politique de l'actuel président américain. Ce bref échange a directement conduit à la question du titre du livre – et à son « malgré tout » décisif :

Pourquoi „ malgré tout “ ?

Thurnherr a expliqué que, même si la Suisse dispose officiellement d'un gouvernement dont le pouvoir juridique est relativement faible – le Parlement domine, le fédéralisme ramifie les compétences –, le Conseil fédéral dispose d'une énorme influence politique. Le gouvernement participe toujours à toutes les décisions, et c'est précisément cette réflexion collective qui rend le système si stable.

À la demande d'un argumentaire éclair pour son livre, Thurnherr a répondu :

« C'est le meilleur livre sur le gouvernement suisse. »

Une phrase prononcée avec un sourire, mais qui renferme une part de vérité : rares sont ceux qui connaissent aussi bien que lui les coulisses du pouvoir. Cela montre clairement comment Thurnherr conçoit son œuvre : comme une approche à la fois précise et humaine d'un système politique qui fonctionne grâce à la consultation, au pragmatisme et à la résistance aux erreurs – surtout à une époque où la politique mondiale évolue au rythme des tweets, des reels, des shorts, des ruptures et des caprices.

Quand la situation devient critique, les caractères se révèlent

L'un des moments les plus forts de l'entretien a été la description par Thurnherr de la dynamique au sein du Conseil fédéral :

« C'est dans les moments critiques que les caractères se révèlent. »

Il a parlé des chefs de département isolés, des personnalités marquantes, des démissions dues à la solitude, mais aussi de l'humour au sein du comité :

« J'ai bien sûr beaucoup ri avec Doris Leuthard. La vie est trop courte pour rester toujours sérieux. »

Scepticisme, clarté et douce consolation

Le livre de Thurnherr – et cette soirée – ont quelque chose de rassurant, sans jamais minimiser les choses. Il montre que les crises font partie intégrante du système et que, malgré toute sa complexité, la politique peut fonctionner quand il le faut :

« La coopération pendant la crise fonctionne étonnamment bien. »

Et en même temps, il rappelle combien il est important de rester humble dans son jugement :

« Il faut être très prudent avec ce jugement. »

Conclusion : un livre qui met en lumière les mécanismes du pouvoir.

Walter Thurnherr a écrit un ouvrage qui dépasse largement le cadre de la mémoire politique. Il s'agit d'une analyse, d'un aperçu historique, d'une classification – et d'un aperçu des processus de réflexion que l'on ne découvre habituellement qu'à huis clos. La lecture Ringier a montré à quel point il peut exposer de manière accessible, précise et parfois humoristique les mécanismes complexes de la politique nationale. Un regard littéraire dans les coulisses de la Suisse, avec les connaissances et les doutes d'un homme qui compte parmi les meilleurs observateurs de ce système.

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